Gauchiste, libéral et bucolique

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Bonjour tout le monde, 

La nouvelle n'a pas bouleversé la campagne électorale mais tout de même il faut noter que le député du Lot et secrétare général du parti LR  a répondu à l'invitation qui lui avait été faite par le quotidien en ligne Médiapart pour causer un peu, justement de la campagne en question. Ce qui il faut le dire montre à l'évidence que ce jeune homme ne manque pas de courage... ni d'ambition. Il faut dire aussi que pour l'occasion il s'était défait de son uniforme, costume cravate, de fringant politicien pour revêtir les atours (jean, baskets, blouson) du "gauchiste", bien propre sur lui tout de même, ce qui n'est évidemment pas un reproche. Son propos cependant qui se dit "social" a conduit le journaliste qui l'interrogeait à lui poser la question : Gauchiste ou libéral? 

Il en est un qui ne se pose pas la question, c'est notre bon maire qui s'en va, selon la Dépêche, arpentant "un bel espace bucolique à deux pas des quartiers historiques". Bucolique ? Me dis-je avant de conulter mon vieux dictionnaire et de constater que si le Parc Delmas n'avait rien de bucolique avant le massacre qui se poursuit (je ne sache pas que venaient là paître vaches ou moutons), que dire quand il aura été artificialisé, bétonné, "lampadérisé"? Notre bon maire n'aura plus qu'à prendre une retraite bien méritée pour lire au coin du feu les "Bucoliques de Virgile". 

                                                                                        

Parc Delmas : le massacre ou l'art de dilapider les deniers publics

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Inutile de faire de longs commentaires, les photos parlent suffisamment et j'ai pu constater de visu qu'il s'agit ni plus, ni moins que du massacre d'un espace encore quelque peu naturel (combien de magnifiques arbres abattus pour l'instant ?) sous prétexte de « restauration hydromorphologique du cours d'eau » et de valorisation « des milieux aquatiques et du patrimoine hydrologique ».

N'est-ce pas là se moquer du monde, jeter de la poudre aux yeux des citoyen(ne)s en brandissant des termes scientifiques que seuls les spécialistes maîtrisent alors qu'il s'agit tout simplement d'une médiocre opération de petit prestige ? Car, on le voit bien, tout cela est inutile et, s'il vous paît, combien cela coûte-t-il au contribuable ? En outre, il serait approprié que nos « scientifiques » chiffrent l'empreinte carbone, autrement dit nous fassent part de la mesure des émission de gaz à effet de serre générées par cette activité, mesure que soucieux de la santé de leurs concitoyen(ne)s ils n'auront pas manqué d'effectuer. Merci.

 

Mais voici que de retour à Souillac après quelques semaines d'absence je trouve dans ma boîte aux lettres le bulletin municipal, sobrement intitulé SOUILLAC, que je lis très attentivement. Passons sur l'éditorial de Monsieur le Maire non sans noter, toutefois, la révélation de l'énormité du travail fourni par « l'équipe municipale » tout au long de cet « été studieux » pour en venir aux projets.

Notons tout d'abord la phrase introductive et quelque peu sibylline : L'ensemble Abbatiale-Abbaye devient le point de départ de la réponse apportée aux enjeux de centralité du bourg-centre de Souillac exprimés de la manière suivante... Suivent les cinq « enjeux » auxquels nous allons revenir pour peu que nous comprenions préalablement ce que c'est que le point de départ d'une réponse (sic) d'une part et la centralité du bourg-centre (re-sic) d'autre part. Perplexité donc.

Quant aux cinq enjeux ainsi exprimés qui pourraient être revendiqués par n'importe quel élu de France et de Navarre (c'est dire leur originalité et leur pertinence), n'appellent-ils pas immédiatement la question : oui, mais comment ?

Prenons par exemple le premier de ces enjeux : revitaliser l'économie. Notons immédiatement le singulier « l'économie » qui sous-entend qu'il n'existe qu'une manière d'économie possible, celle évidemment prônée au sommet de l'État et caractérisée par la métaphore du ruissellement et celle des « premiers de cordée » auxquelles des malicieux ajoutèrent à l'occasion du covid celle des « premiers de corvée ».

Économie qu'il faudrait donc « revitaliser » ce qui n'est rien d'autre qu'un contresens car ce qui nécessite d'être « revitalisé » c'est évidemment le vie quotidienne des femmes et des hommes qui en ont besoin, les plus pauvres, les chômeurs et précaires et cela par une organisation économique autre, distributive, dont l'objectif essentiel serait la réduction des inégalités scandaleuses générées et entretenues par « l'économie de l'offre » qui, produisant du superflu, creuse les inégalités et participe amplement au saccage de la planète.

Passons également sur le « dynamiser le tourisme » sinon pour constater que certains, dont Monsieur le Maire, n'ont toujours pas compris que le bon vieux tourisme d'antan, le tourisme de masse, a fait son temps et que l'impératif premier de toute démarche d'investissement doit être désormais la réduction de la production des gaz à effet de serre et donc la réduction autant que faire se peut de l'empreinte carbone.

N.

Quercyland et Parc Delmas

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Classé dans : Souillac vivant ! ? Mots clés : Quercyland, incendie, Parc Delmas, emplois

 

Il y avait donc des produits extrêmement dangereux stockés là dans un cagibi, un petit coin de l'immense parc aquatique... Il y avait là une installation électrique dont l'enquête nous dira l'état dans lequel elle se trouvait... Il y avait là des centaines de vacanciers plongeant et replongeant ne sachant pas qu'ils « dansaient au-dessus d'un volcan ».

 

Et l'on frémit à la pensée que l'accident ait pu se produire sous le soleil plutôt que sous la lune. Et l'on frémit encore à l'idée qu'un tel accident pourrait se produire dans n'importe lequel de ces parcs d'attractions parsemés dans le pays.

 

Avons-nous oublié, déjà, ces embrasements périodiques de produits nocifs dont les épaisses émanations empoisonnent les populations ? Rançon du progrès diront certains (ne diront pas les morts !) pervertissant ainsi le vocable car le progrès ce n'est pas plus de technique, plus de technologie destructrice de la terre et de ses habitants, de Terre comme dit Bruno Latour, ce n'est pas cette course à l'abîme produite par la consommation effrénée de marchandises de toutes sortes sachant que la mer, les rivières, la montagne et les campagnes se convertissent, sont converties en « Marchandise offerte » par les marchands qui n'ont cure de progrès mais seulement de rentabilité et d'enrichissement de quelques-uns au détriment de tous.

 

Non, le progrès ce serait bien plutôt l'organisation sociale d'une sobriété rationnelle, égalitariste, juste, n'en déplaise aux adorateurs du PIB et de la mortifère croissance sans limites. Le progrès ce serait plus de justice dans la distribution des biens produits et moins de production d'objets inutiles, car n'est-ce pas un objet inutile qu'un parc aquatique sur la rive d'une superbe rivière ? La question était posée ici même, voici peu, dans la rubrique "Souillac vivant !?", de manière prémonitoire sous le titre " l'Horreur Quercyland". Nous pensons bien évidemment à ces femmes et ces hommes qui vont sans doute se retrouver sans travail, au chômage et dans la précarité.

 

Ah, l'inusable et spécieux argument de la création d'emplois et de la "dynamisation de l'économie" par le tourisme et la production d'objets inutiles... Cet été ne nous montre-t-il pas à l'évidence que la planète prend feu quand elle n'est pas noyée sous des torrents de boue ?

 

 

A propos d'objets inutiles, êtes-vous bien sûr, Monsieur le maire, que votre projet d'aménagement du Parc Delmas est d'une utilité absolue ? Ne pensez-vous pas qu'il y a mieux à faire avec les finances publiques dans un bourg où 20 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté ? Mieux à faire qu'enjoliver un lieu déjà fort joli naturellement (mais il semble que la notion de nature vous soit fort étrangère) ?

 

Et, bien sûr, comme d'habitude, vous avez omis de consulter sérieusement les citoyen(ne)s. Le virus a bon dos, si l'on ose dire, et le numérique est fort adapté à une population de personnes âgées comme le sont les riverains de ce parc, n'est-ce pas ? N'avez-vous pas encore compris que le temps des dépenses de prestige pour des projets spectaculaires est passé et que vient le temps de la sobriété raisonnée au service de tous et particulièrement des plus défavorisés de nos concitoyens ?

Élodie Rouziès et Nestor Romero

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