Parc Delmas : le massacre ou l'art de dilapider les deniers publics

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Inutile de faire de longs commentaires, les photos parlent suffisamment et j'ai pu constater de visu qu'il s'agit ni plus, ni moins que du massacre d'un espace encore quelque peu naturel (combien de magnifiques arbres abattus pour l'instant ?) sous prétexte de « restauration hydromorphologique du cours d'eau » et de valorisation « des milieux aquatiques et du patrimoine hydrologique ».

N'est-ce pas là se moquer du monde, jeter de la poudre aux yeux des citoyen(ne)s en brandissant des termes scientifiques que seuls les spécialistes maîtrisent alors qu'il s'agit tout simplement d'une médiocre opération de petit prestige ? Car, on le voit bien, tout cela est inutile et, s'il vous paît, combien cela coûte-t-il au contribuable ? En outre, il serait approprié que nos « scientifiques » chiffrent l'empreinte carbone, autrement dit nous fassent part de la mesure des émission de gaz à effet de serre générées par cette activité, mesure que soucieux de la santé de leurs concitoyen(ne)s ils n'auront pas manqué d'effectuer. Merci.

 

Mais voici que de retour à Souillac après quelques semaines d'absence je trouve dans ma boîte aux lettres le bulletin municipal, sobrement intitulé SOUILLAC, que je lis très attentivement. Passons sur l'éditorial de Monsieur le Maire non sans noter, toutefois, la révélation de l'énormité du travail fourni par « l'équipe municipale » tout au long de cet « été studieux » pour en venir aux projets.

Notons tout d'abord la phrase introductive et quelque peu sibylline : L'ensemble Abbatiale-Abbaye devient le point de départ de la réponse apportée aux enjeux de centralité du bourg-centre de Souillac exprimés de la manière suivante... Suivent les cinq « enjeux » auxquels nous allons revenir pour peu que nous comprenions préalablement ce que c'est que le point de départ d'une réponse (sic) d'une part et la centralité du bourg-centre (re-sic) d'autre part. Perplexité donc.

Quant aux cinq enjeux ainsi exprimés qui pourraient être revendiqués par n'importe quel élu de France et de Navarre (c'est dire leur originalité et leur pertinence), n'appellent-ils pas immédiatement la question : oui, mais comment ?

Prenons par exemple le premier de ces enjeux : revitaliser l'économie. Notons immédiatement le singulier « l'économie » qui sous-entend qu'il n'existe qu'une manière d'économie possible, celle évidemment prônée au sommet de l'État et caractérisée par la métaphore du ruissellement et celle des « premiers de cordée » auxquelles des malicieux ajoutèrent à l'occasion du covid celle des « premiers de corvée ».

Économie qu'il faudrait donc « revitaliser » ce qui n'est rien d'autre qu'un contresens car ce qui nécessite d'être « revitalisé » c'est évidemment le vie quotidienne des femmes et des hommes qui en ont besoin, les plus pauvres, les chômeurs et précaires et cela par une organisation économique autre, distributive, dont l'objectif essentiel serait la réduction des inégalités scandaleuses générées et entretenues par « l'économie de l'offre » qui, produisant du superflu, creuse les inégalités et participe amplement au saccage de la planète.

Passons également sur le « dynamiser le tourisme » sinon pour constater que certains, dont Monsieur le Maire, n'ont toujours pas compris que le bon vieux tourisme d'antan, le tourisme de masse, a fait son temps et que l'impératif premier de toute démarche d'investissement doit être désormais la réduction de la production des gaz à effet de serre et donc la réduction autant que faire se peut de l'empreinte carbone.

N.

Quercyland et Parc Delmas

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Classé dans : Souillac vivant ! ? Mots clés : Quercyland, incendie, Parc Delmas, emplois

 

Il y avait donc des produits extrêmement dangereux stockés là dans un cagibi, un petit coin de l'immense parc aquatique... Il y avait là une installation électrique dont l'enquête nous dira l'état dans lequel elle se trouvait... Il y avait là des centaines de vacanciers plongeant et replongeant ne sachant pas qu'ils « dansaient au-dessus d'un volcan ».

 

Et l'on frémit à la pensée que l'accident ait pu se produire sous le soleil plutôt que sous la lune. Et l'on frémit encore à l'idée qu'un tel accident pourrait se produire dans n'importe lequel de ces parcs d'attractions parsemés dans le pays.

 

Avons-nous oublié, déjà, ces embrasements périodiques de produits nocifs dont les épaisses émanations empoisonnent les populations ? Rançon du progrès diront certains (ne diront pas les morts !) pervertissant ainsi le vocable car le progrès ce n'est pas plus de technique, plus de technologie destructrice de la terre et de ses habitants, de Terre comme dit Bruno Latour, ce n'est pas cette course à l'abîme produite par la consommation effrénée de marchandises de toutes sortes sachant que la mer, les rivières, la montagne et les campagnes se convertissent, sont converties en « Marchandise offerte » par les marchands qui n'ont cure de progrès mais seulement de rentabilité et d'enrichissement de quelques-uns au détriment de tous.

 

Non, le progrès ce serait bien plutôt l'organisation sociale d'une sobriété rationnelle, égalitariste, juste, n'en déplaise aux adorateurs du PIB et de la mortifère croissance sans limites. Le progrès ce serait plus de justice dans la distribution des biens produits et moins de production d'objets inutiles, car n'est-ce pas un objet inutile qu'un parc aquatique sur la rive d'une superbe rivière ? La question était posée ici même, voici peu, dans la rubrique "Souillac vivant !?", de manière prémonitoire sous le titre " l'Horreur Quercyland". Nous pensons bien évidemment à ces femmes et ces hommes qui vont sans doute se retrouver sans travail, au chômage et dans la précarité.

 

Ah, l'inusable et spécieux argument de la création d'emplois et de la "dynamisation de l'économie" par le tourisme et la production d'objets inutiles... Cet été ne nous montre-t-il pas à l'évidence que la planète prend feu quand elle n'est pas noyée sous des torrents de boue ?

 

 

A propos d'objets inutiles, êtes-vous bien sûr, Monsieur le maire, que votre projet d'aménagement du Parc Delmas est d'une utilité absolue ? Ne pensez-vous pas qu'il y a mieux à faire avec les finances publiques dans un bourg où 20 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté ? Mieux à faire qu'enjoliver un lieu déjà fort joli naturellement (mais il semble que la notion de nature vous soit fort étrangère) ?

 

Et, bien sûr, comme d'habitude, vous avez omis de consulter sérieusement les citoyen(ne)s. Le virus a bon dos, si l'on ose dire, et le numérique est fort adapté à une population de personnes âgées comme le sont les riverains de ce parc, n'est-ce pas ? N'avez-vous pas encore compris que le temps des dépenses de prestige pour des projets spectaculaires est passé et que vient le temps de la sobriété raisonnée au service de tous et particulièrement des plus défavorisés de nos concitoyens ?

Élodie Rouziès et Nestor Romero

Projets alternatifs pour Souillac

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La nouvelle est d'importance : la mairie de Souillac vient de lancer une AMO (Appel à Maîtrise d'Œuvre) pour la restructuration de l'abbaye et la création d'un bâtiment "AGORA" regroupant un espace muséographique (musées et expositions, des salles de séminaires et un amphithéâtre de 300-400 places sans parler d'un hôtel-restaurant et d'un "espace de détente") (?). Tout cela dans le but assurément louable de "revitaliser l'économie, dynamiser le tourisme, aménager l'espace urbain, valoriser le cadre de vie, accroître le lien social". Pour de plus amples détails on peut se reporter à la page FB de monsieur le Maire.

Nous, ici, au Collectif Citoyen de Souillac et à l’association de défense quartier viaduc Aubugues/Timbergues ne pouvons que nous réjouir d'un projet à dominante culturelle et non plus seulement mercantile comme c'était le cas pour la défunte "Cité de la mode". Néanmoins, en attendant de pouvoir se pencher sur "l'étude de faisabilité" promise nous sommes dans le cas de formuler les observations suivantes :

Nous trouvons particulièrement approprié le choix du terme Agora qui, comme on le sait, désignait dans la Grèce antique la réunion de l'ensemble du peuple pour l'exercice de ses droits politiques puis, plus tard, l'espace public où se débattaient les questions de la "polis" c'est-à-dire de la vie de cité.

En revanche et en première approximation nous comprenons mal le projet d'un amphithéâtre de cette dimension et de salles de séminaires sans parler de l'hôtel-restaurant qui concurrencerait bien inutilement ceux qui existent déjà et qui nous semblent bien suffisants pour l'instant. A voir donc l'avis des hôteliers et restaurateurs actuels.

Par ailleurs vouloir "revitaliser l'économie", comme disent les économistes libéraux, dont la démarche conduit nécessairement à enrichir les déjà très riches (voir B. Arnaud) et à accroître les inégalités sociales en s'appuyant pour cela sur une "dynamisation du tourisme", nous paraît relever d'une vision utopique des temps qui nous attendent. Il faudra bien un jour prendre conscience (la crise actuelle devrait y aider) que le productivisme intensif d'objets inutiles (la politique de l'offre) et le tourisme de masse, cette croissance infinie dans un monde fini, nous conduisent à la catastrophe dont souffriront nos enfants et les enfants de nos enfants.

De sorte que notre réflexion nous conduit à verser au débat public les propositions suivantes : 

1- Mettre en permaculture toutes les terres disponibles de manière à raccourcir autant que faire se peut les circuits de production-distribution comme cela se fait déjà avec succès dans de nombreuses communes et qui permet la création de nombreux emplois.

2- Pour ce qui concerne l'abbaye nous sommes en mesure de proposer ce qui suit mais qui demande préalablement un peu d'histoire municipale : au cours du mandat de Jean-Claude Laval dans les années 2010, la commission culture de l'époque avait adressé un courrier à la Secrétaire générale de la FUAJ (Fédération unie des auberges de jeunesse), maillon français de « hostelling internationals » soit près de 4000 auberges dans 80 pays dont près de cent en France.

A la suite de ce courrier l'architecte en chef de la FUAJ avait été reçu à la mairie et avait visité l'abbaye. Fort intéressé il avait immédiatement proposé de mettre en chantier une étude tendant à créer une Auberge de jeunesse jointe à un centre culturel dont le thème dominant serait le surréalisme puisqu'il était averti de la tradition du passage des artistes surréalistes à Souillac et dans la région (Breton à Saint-Cyrq-Lapopie, Eluard à Beynac, Doisneau à Souillac en compagnie de René Yronde...).

Cela grâce à l'activité incessante de Pierre Betz dont on peut trouver le témoignage passionnant dans la collection complète de sa revue « Le POINT » léguée à la bibliothèque François Mitterrand de Souillac par ses descendants.

De sorte que ce projet serait ancré dans la tradition artistique de Souillac à laquelle se joindrait le rugby, le Jazz, la Dordogne et la préhistoire puisque l'on sait les trésors enfouis dans les grottes ornées des causses du Quercy. Il ne s'agit donc pas d'une idée « hors sol » mais d'un projet ancré dans l'épaisseur de notre terre.

L'architecte proposait en première analyse que la FUAJ prenne en charge la gestion de l'Auberge-Centre-Culturel-Musée en recrutant le personnel sur place et en versant une « mensualité » à la municipalité...

Hélas, pour diverses raisons et sans doute par manque de temps cette étude n'a pu être réalisée à l'époque. Nous proposons donc que ce projet soit repris car il nous paraît répondre aux exigences du moment que nous vivons tant du point de vue social qu'écologique. Rappelons à cet égard que les Auberges sont ouvertes à toute personne quel que soit son âge pour des sommes modiques comme on peut le voir sur le site de la FUAJ (https://www.hifrance.org/qui-sommes-nous).

Deux propositions que nous livrons aux Souillagais(es) sachant que le temps viendra où nous serons en mesure de proposer quelques autres initiatives susceptibles de rendre la vie un peu plus vivable pour chacune et chacun.

 

Pour le Collectif Citoyen de Souillac ;

Pour l'association de défense du quartier Aubugues/Timbergues de Souillac.

 

Élodie ROUZIÈS, Valérie DE OLIVEIRA, Magaly QUATRE-SOLS, Philippe CUBAYNES et Nestor ROMERO

Souillac : les mensonges volent bas (suite) !

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Cet article est la réponse au tract diffamatoire à mon égard qui a été distribué dans les boîtes aux lettres de Souillac par la liste "46 Notre territoire : Lacassagne/Liébus" entre les deux tours des élections départementales.

Élodie

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