Des modules pour les "seniors"

Rédigé par ijahl Aucun commentaire
Classé dans : Souillac vivant ! ? Mots clés : Parc Delmas, flore, faune, biodiversité

Je suis allé faire un tour au Parc Delmas : somptueux ! Il n’y a pas à dire, c’est de la belle ouvrage, félicitations aux menuisiers, jardiniers et autres travailleurs qui manifestement ont parfaitement réalisé ce qui leur a été commandé.  

Question cependant : ce qui a été commandé était-il nécessaire ? Voyons : une pancarte attire immédiatement l’attention portant un court texte intitulé “Vivre son âge autrement” ! Bigre me dis-je, en voilà une idée, pourquoi autrement ? Mais poursuivons notre lecture : 

Parcours ludo-physique sénior composé de modules en bois de robinier qui sollicitent et stimulent les capacités physiques, cognitives et sensorielles. 

Et pour conclure ce conseil éclairé :  Sachez réguler vos efforts et récupérer l’air entre chaque module. 

Passons sur l’euphémique “sénior”, très à la mode qui signifie vieux. Pourquoi tourner autour du pot ? Quand on est vieux on est vieux. J’en sais quelque chose, j’ai 81 ans, inutile d’en rajouter dans l’apitoiement et la condescendance. 

Pour autant on n’est pas nécessairement impotent ni tout à fait débile de sorte que ces “modules en bois de robinier” (il faut tout de même aller les voir) sont tout simplement une ineptie du dernier ridicule. 

La vieillesse est un moment de la vie comme les autres quoique le dernier bien sûr, mais qui peut se vivre allègrement “si on a la santé” comme on dit, et pour cela nul besoin des marchands de “modules” même en “bois de robinier” (à quel prix, s’il vous plait ?). 

Mais il est vrai que “modules en bois de robinier”, ça fait chic. Passons. Monsieur le Maire a beau se féliciter dans son “Souillac mag” en papier glacé (combien cette petite gâterie en quadrichromie s’il vous plait ?) et se dire soucieux de protéger la faune et la flore, il ne parvient pas à nous convaincre de la pertinence de ce “projet référent” comme il dit (toujours les grands mots !). 

En effet combien de beaux arbres ont été abattus sous lesquels il faisait bon se promener si l’on avait envie d’un peu de fraîcheur ? Drôle de façon de se soucier de la flore de la faune et de la biodiversité alors qu’il suffisait de débroussailler un peu les rives de la Borrèze et foutre la paix aux oiseaux qui nichaient dans les grands arbres. 

Vraiment, n’y a-t-il rien de plus nécessaire à réaliser dans la commune que dans ce type de projet qui se veut prestigieux alors qu’il n’est que ridicule ? N’est-ce pas là foutre un peu l’argent public par la fenêtre ?  

Nous avons dans ce blog présenté quelques suggestions de bon sens répondant à la nécessité., Il y en aura d’autres, discutables bien sûr, comme il se doit en démocratie.  

Quant à la prestigieuse exposition Joséphine Baker à 9 euros l’entrée, nous avons dit ce que nous en pensons ici

 Bonnes promenades tout de même à toutes et à tous. 

N. 

Joséphine Baker, le Maire et la justice

Rédigé par Nestor Aucun commentaire

Bonjour tout le monde,

Le budget municipal a donc été voté dans un souci de “stabilité des taux d’imposition” comme le note, en gros titre, La Dépêche. Bravo ! 

Cependant, à y regarder de plus près, il ne peut que susciter quelques interrogations. Nous nous cantonnerons, pour illustrer notre propos, à l’examen du projet de l’exposition Joséphine Baker. Bien sûr nous nous associons pleinement à l’hommage rendu, pas seulement en France, à cette artiste, cette résistante et inlassable combattante pour plus de justice dans le monde. 

Justice donc. Qu’en est-il de la justice dans ce projet d’exposition à Souillac ? Avant d’examiner cette question il convient de noter que des expositions J. B. se sont tenues, se tiennent et se tiendront un peu partout dans le pays : Paris, Villiers-sur-Marne, Bourg-la-Reine, Saint- Quentin, etc. Sans compter Les Milandes, évidemment... 

Mais venons-en à la justice si chère à l’éthique de cette artiste. Croit-on vraiment qu’il est juste de fixer le prix d’entrée à 8 euros (ou 9 ?) ? Croit-on vraiment qu’une famille modeste comme il y en a tant à Souillac et ailleurs pourra faire cette dépense ? Évidemment non ! Sait-on que la grande expo qui s’est tenue à la piscine Joséphine Baker à Paris se visitait gratuitement ? 

Raison pour laquelle nous proposons que si l’on tient vraiment à rendre hommage à J.B. cela soit fait dans l’esprit de justice qui était le sien : que l’entrée soit gratuite pour les personnes ayant des revenus inférieurs ou égaux au SMIG, pour les enfants, pour les étudiants, pour les chômeurs... A moins que l’on considère que cette fraction de la population ne soit pas digne de rendre hommage, elle aussi, à l’artiste. 

A moins que l’on considère que ce projet, comme les autres, n’a d’autre but que d’attirer le chaland, le touriste, confirmant ainsi l’obsession de monsieur le Maire qui veut que le “salut” se trouve dans le tourisme.  

Serait-ce qu’il n’a pas entendu la profession de foi de son “guide” affirmant que l’écologie serait désormais la priorité des priorités de sa politique ? Serait-ce qu’il ne sait pas que le tourisme de masse est l’une des activités les plus polluantes ? A moins qu’il ne considère que ce ne sont là que “propos de campagne”... Ce qui se pourrait bien. 

Enfin est-il vraiment sérieux de compter sur 400 visites journalières alors que les Milandes sont à deux pas et que nous traversons une crise économique, écologique et sociale qui, la guerre aidant, risque fort de durer encore longtemps ? 

Mais nous ne désespérons pas, nous espérons au contraire que l’équipe municipale saura faire preuve d’imagination pour rendre hommage à cette grande dame avec dignité, sobriété et justice. 

 Le Collectif Citoyen de Souillac

La culture de monsieur le Maire 

Rédigé par Nestor Aucun commentaire

 

Tout commence par un brin d’autosatisfaction, comme d’habitude. Et ça continue par une affirmation pour le moins inattendue mais dont ne pouvons que nous réjouir : la culture comme priorité absolue ! Jusque-là tout va bien, mais se demande-t-on, pourquoi la culture ? La réponse nous laisse pantois : La culture pour attirer le touriste ! 

Las, nous voici retombés dans l’ornière, nous nous étions réjouis trop tôt car voici en peu de mots exprimée une curieuse conception de la culture, une conception purement utilitaire : attirer le chaland, le touriste. Il s’agit donc de proposer une offre culturelle, terminologie moins innocente qu’il pourrait paraître qui se réfère explicitement à cette théorie économique dite, justement, de l’offre préconisée et pratiquée par la formation politique au pouvoir sous la baguette de son chef avec les résultats que l’on sait en termes d’accentuation des inégalités sociales et de contribution au dérèglement climatique. 

Cette culture reprise à son compte (consciemment ou inconsciemment ?) par monsieur le Maire n’est rien d’autre que la marchandisation de la vie sociale au profit d’un fraction économiquement privilégiée de la population. Ainsi ce projet d’équipement hôtelier “haut de gamme” (toujours cette obsession du luxe !), cet Agora dont il convient de rappeler qu’il fut le cœur de la démocratie athénienne mais qui ici serait à l’usage de congressistes et séminaristes, de cette salle de spectacle et “espace muséal” (sic) dont on peut avoir une idée de la catégorie sociale à laquelle elle est destinée quand on apprend par exemple que le prix de l’entrée à l’hypothétique exposition Joséphine Baker est prévu à 9 euros ce qui exclue évidemment toute une partie de la population dont les 20% qui survivent au-dessous du seuil de pauvreté. Ainsi l’économie de l’offre exclue-t-elle de la culture les souillagais(e)s les moins favorisés. 

Nous avons, nous, au Collectif citoyen de Souillac une autre conception de la culture, une culture qui n’a d’autre but qu’elle même au service de l’ensemble de la population, une culture démocratique c’est-à-dire irrigant la collectivité et produite par cette collectivité elle -même organisée sous la forme de ces multiples associations qui irriguent le corps social et qui doivent être aidées, fortifiées par une municipalité plus soucieuse du bien commun que de projets mirobolants, irréalistes et fort coûteux. 

Nous avons ici même suggéré quelques pistes pour une politique municipale réaliste, économiquement et culturellement au service de tous, c’est-à-dire démocratique. La réflexion se poursuit, nous ferons part, le moment venu, de ses fruits.  

Le collectif citoyen de Souillac

Bonne année !

Rédigé par Nestor Aucun commentaire
Salut à toutes et à tous,


Nous venons de prendre connaissance du splendide « Souillac Le Mag » (au fait, est-ce 21 ou 22 ? Au fait, combien nous coûte ce superbe outil de « communication » ?) et reçu avec plaisir les vœux de monsieur le Maire à la population, vœux que nous adressons à notre tour à tous les élus.


Ceci dit nous n’entrerons pas ici dans le détail de cet exercice d’autosatisfaction, d’auto-congratulation et de « communication » politique. Nous savons bien que Monsieur le Maire ne fait pas de politique (ce sont les autres qui font de la politique !) mais tout de même, comment ne pas remarquer sa réjouissance à l’évocation du « rebond économique national » car devinez qui est l’artisan de ce miracle économique ?
La réponse est donnée par les premiers mots du premier chapitre du libelle (p. 4) : le président de la République, bien sûr, sans oublier « la relance économique menée par l’État » mais en oubliant de signaler que le rebond économique n’est pas un phénomène national mais mondial comme conséquence inattendue de la pandémie. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet mais ce n’est pas le lieu ici pour le moment.


Nous avons noté dans cette même rubrique tout le mal que nous pensons des « projets » tels que le « parc Delmas » et l’Abbaye . Nous les réitérons en ce début d’année ainsi que nos propositions alternatives. 

Il y a, en effet quelque ironie à intituler un chapitre « développement durable » pour des élus qui, sous prétexte de « revitalisation » (Oh, les jolies plantes vertes rue de la Halle !) n’ont jamais eu d’autre intention que cette mégalomanie qui ne prend évidemment pas en compte une quelconque durabilité.


Soit dit en passant il serait souhaitable que nos représentants (et non pas dirigeants, n’est-ce pas ?) prennent conscience que la notion même de durabilité est maintenant dépassée (comme le montre le philosophe et sociologue Bruno Latour dont nous conseillons vivement la lecture à nos élus si ce n’est déjà fait) et contestée par la notion bien plus efficiente de « sobriété  économique» qui n’interdit pas le « développement » mais le maîtrise pour le mieux-être de la planète (et qui n’a rien à voir avec on ne sait quelle privation de confit aux pommes de terre sarladaises...).


Quant à nous, Collectif Citoyen de Souillac et Association de défense du quartier Aubugues-Timbergues de Souillac, nous ne pouvons que regretter le laconisme de l’Opposition municipale et, pour ainsi dire, son aveu d’impuissance exprimé par ces mots : « nous avons proposé tout cela en vain » ! Car il n’y a pas à s’en offusquer à moins de naïveté infantile. C’est le lot de toute minorité que d’être ignorée par la majorité au pouvoir.


Cependant nos amis de la minorité municipale devraient comprendre que l’opposition ne se manifeste pas seulement de temps en temps lors des Conseils municipaux mais aussi et peut-être surtout pratiquement, « sur le terrain » comme on dit, et comme l’ont montré les membres de l’Association Viaduc au cours de la mobilisation contre le projet de « Cité de la mode » tandis que Hervé Cheylat souhaitait que l’on n’en parlât point.


Quoi qu’il en soit nous ne manquerons pas, quant à nous, de dénoncer et de nous opposer à « la folie des grandeurs » dont, soit dit en passant, on aimerait bien que nos experts municipaux en durabilité prennent la peine de calculer l’empreinte carbone générée par chaque « projet » et en face part à la population. Nous comptons sur eux.


Ceci dit : Bonne et heureuse année à toutes et à tous ! 

Le printemps arrive…


Portez-vous bien !


Pour le Collectif Citoyen de Souillac ;


Pour l'association de défense du quartier Aubugues-Timbergues de Souillac :

Philippe CUBAYNES, Secrétaire Général ;

Valérie DE OLIVEIRA, Co-Présidente ;

Magaly QUATRE-SOLS, Trésorière ;

Nestor ROMERO, Adhérent et membre actif ;

Élodie ROUZIÈS, Présidente.

Un maire pédagogue

Rédigé par Nestor 1 commentaire

Bonjour tout le monde,

La Dépêche du 11/01/2022 nous informe que le maire Gilles Liébus, Jeannine Aubrun et toute l’équipe municipale (sauf, sans doute les démissionnaires !) s’occupent activement du Parc Delmas et de la Borrèze.  

Le but de cette remarquable “mobilisation” n’est autre que de créer “un lieu de déambulation et de loisirs pour les habitants et les touristes (toujours cette absurde fixation sur le tourisme dévastateur), ce pourquoi se voit sollicité le vocabulaire à prétention scientifique, hydromorphologie, hydrologie, requalification paysagère, etc. Et tout cela pour la modique somme de 800 000 euros. 

Nous avons déjà dit ici combien ce chantier nous semble non seulement inutile mais aberrant. Nous avons déjà dit qu’il y a mieux à faire que “déambuler” à “loisirs” (ce qui peut se faire sans saccager la nature comme le montrent les photos que nous avons publiées (voir ci-dessous) ce que La Dépêche, en toute objectivité, s’est abstenue de faire). 

Mieux à faire que ces “aménagements   vertueux (sic) qui permettront la renaturation (re sic) et la valorisation des berges de la Borrèze”. Mieux à faire que des “opérations de communication et de pédagogie à l’intention des habitants pour leur redonner à voir leur rivière”. 

Sans blague ! lesdits habitants sont-ils aveugles et débiles, incapables de voir le monde sans l’assistance des “pédagogues municipaux ? N’y a-t-il pas là quelque chose de l’ordre du mépris ? 

Dans une commune (comme dans tant d’autres, certes) ou la pauvreté et la précarité est le lot quotidien de tant de citoyen(ne)s, il y a mieux à faire que dilapider ainsi les deniers publics en “déambulations et loisirs”. 

Raison pour laquelle nous maintenons nos propositions pour une politique municipale alternative dont nous espérons que, dans un souci d’objectivité et d’équilibre démocratique, la Dépêche se fera un devoir de rendre compte.

Pour le Collectif :

N.

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